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Numéro 140, Juillet 2008
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Dodge |
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La Journey se veut, à elle seule,
une synthèse de la gamme de
Dodge en France qui comprend
déjà la compacte Caliber, la
grande berline Avenger et le
SUV Nitro. Ce que les marketeurs
appellent un «cross-over».
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Dodge Journey 2.0 CRD |
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P
our séduire une clientèle lassée des monospaces classiques, Dodge mise sur l’architecture originale de la Journey, basée sur la plate-forme de la Caliber, elle-même issue de la plate-forme de la Jeep Compass, autre production Chrysler de l’usine mexicaine de Toluca. L’espace à bord assure une vraie habitabilité pour cinq personnes avec un coffre qui demeure très logeable (783 l) alors qu’une version 7 places est même proposée. La banquette arrière fractionnable se replie en portefeuille pour permettre d’offrir un plus grand coffre (1 610 l) ou accéder aux 2 sièges arrière (la capacité du coffre tombe alors à 155 l). Dommage tout de même que les assises comme les dossiers de sièges soient aussi fermes et plats, sans soutien lombaire ou latéral. Il faut dire que la sellerie est à l’image du reste des équipements intérieurs : plastiques durs, lisses et brillants, planche de bord dessinée au carré sans moussage capiteux sous les doigts, contre-portes et console centrale du même acabit, c’est-à-dire bien peu chaleureuses au toucher comme à la vue. Un bon point tout de même par rapport aux productions habituelles du groupe Chrysler-Jeep-Dodge : l’assemblage est « aux normes » européennes et la qualité de la finition tout à fait correcte.
Compenser les défauts
Sur la route, malgré un châssis haut de SUV -mais pas de transmission intégrale pour autant- le comportement de cette Journey est bien celui d’une berline. Sans être une sportive, ses liaisons au sol contiennent très bien le roulis et la Journey fait preuve d’une très bonne agilité sur les enchaînements de virages. Mais il y a une chose qui fâche : le turbodiesel 2.0 CRD d’origine Volkswagen n’est plus de toute jeunesse et sa rusticité se fait rudement sentir. Les accélérations sont tonitruantes, les reprises de castagnettes très démonstratives et il n’y a qu’à vitesse stabilisée que le claquement du moteur est atténué. Et comme il faut souvent demander le maximum de puissance pour accélérer correctement (140 ch et 310 Nm pour 1,9 tonne, c’est le minimum), le niveau sonore reste élevé.
Autre conséquence du poids important : la consommation moyenne s’établit à 8 l/100 km environ (lors de notre essai) et non pas 7,0 l suivant les normes. Et ce n’est pas la faute de la très agréable boîte auto car il s’agit d’une Getrag...
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